Tourisme et Patrimoine

Histoire d’Adissan

Le nom du village pourrait venir du nom d’un riche propriétaire romain auquel on aurait rajouté le suffixe latin anum, qui signifie «la propriété d’un certain Atisus». Une importante “villa” romaine a été découverte au sud du village actuel. Il pourrait s’agir de son domaine. Les fouilles archéologiques ont révélées de grandes installations viticoles et d’importants chais de stockage. Par la suite, le village est la possession des Guilhem de Montpellier, des Narbonne puis des Roquefeuil. Le milieu du 17e siècle est marqué par l’achat de la seigneurie d’Adissan par Jean de Mirman, un chevalier, conseiller du Roi et trésorier général. Sa famille en restera le propriétaire jusqu’à la Révolution. On ne connaît pas la date d’apparition du Consulat à Adissan mais cette institution municipale propre aux villes du Midi était constituée ici de deux consuls assistés de six conseillers. Après la Révolution, la vigne, déjà présente sur le territoire depuis l’Antiquité, devient la principale ressource des habitants du village. Le cépage “Clairette” que l’on y trouve depuis longtemps, est toujours cultivé et fait la renommée et la fierté d’Adissan.

Les deux blasons d’Adissan

Le blason de la famille de Mirman, seigneur d’Adissan est représenté « D’or au lion de gueules au chef d’azur chargé de deux étoiles d’or »

Le blason actuel d’Adissan rappelle les racines languedociennes du village. La rose des vents a été prise sur le cadastre napoléonien d’Adissan. Elle rappelle l’attachement à la terre ancestrale et la ruralité de la commune. Elle évoque l’étoile du berger, la direction à suivre. Les couleurs, or et gueules, suggèrent ceux des comtes de Toulouse, des rois d’Aragon, anciens suzerains de nos territoires.